On the Road Again – Music for Planes, Trains and Boats. Vol. 4

7 01 2011

Pour le dernier article de cette série, dont la mission consistant à vous armer pour les vacances prend fin à la veille des jours où vous allez tous y partir, en vacances, et cesser de nous lire, et nous oublier, et ne plus jamais revenir, et… (désolée, lourde histoire de Drama Queen dans ma famille de génération en génération). Bref.
Cet article est un hommage, au groupe dont la musique est vraiment la révélation de la décennie (j’ai dû mentionner qu’on était un peu théâtraux dans ma famille, non ?). J’ai nommé bien sûr les Midnight Juggernauts, dont le nouvel album constitue le meilleur moment de ce premier semestre musical.
Mais ils ne sont pas les seuls à avoir fait des bonnes choses, et c’est une liste d’albums à écouter sur le chemin du retour que je vous propose ici, des albums étranges parfois, éthérés, irréels par moments. On y parle de verre, de palais lointains, de villes où l’on peut penser plus et mieux. Des souvenirs que vous aurez accumulés pendant votre absence et qui, au moment où le retour au réel vous dégagera les ailes, se transformeront en rêves. Lire le reste de cette entrée »

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On the Road Again – Music for Planes, Trains and Boats. Vol. 3

7 01 2011

Les deux premiers volets de cette série ont été consacrés à des mélodies entraînantes, des airs ou des rythmes faciles à se mettre en tête sous le soleil, au bord de l’eau, au sommet d’un everest, dans un pays plein de couleurs ou une boîte de nuit soft. Seulement, parfois, les vacances c’est la paroi carrelée d’une station de métro grise. C’est une ville enfumée aux murs noircis, une voie ferrée rouillée, des briques rouges sous des graffitis, les vis métalliques d’un pont. Certaines musiques ne sont pas faites de lumières mais d’ombres, à l’instar de ces villes où l’Underground est né, de Berlin à Bristol, du rock indé au trip-hop. Derrière les grandes voix, les grands noms dont la musique continue de faire un tabac à chaque nouveau disque (pour notre plus grand plaisir), il y en a quelques autres, trop jeunes pour s’être vraiment faits connaître, ou suffisamment classiques pour s’être fait oublier, mais qui racontent toujours et déjà avec talent les histoires des ombres qui rasent les murs. Dans un univers musical forgé par Massive Attack ou Nick Cave, à la rencontre d’une nouvelle génération qui murmure sous l’asphalte des villes. Lire le reste de cette entrée »





On the Road Again – Music for Planes, Trains and Boats. Vol. 2

7 01 2011

S’il faut de tout pour faire un monde, et qu’il existe des loups solitaires et des baroudeurs incorrigibles qui préféreraient manger leurs Pataugas que d’emmener une femme à bord, pour la majeure partie d’entre nous c’est quand même plus fun de voyager à deux. Que ce soit la femme de notre vie, the real thing, Sarah Walker ; ou notre meilleure pote, celle avec qui on peut se moquer des autres en langue vernaculaire en croyant qu’ils pigent pas ; ou encore notre mère ; ou, éventuellement, nous-mêmes… Bref, par plaisir ou par nécessité, on se retrouve souvent avec une femelle dans ses valises. Et au cas où les piaillements de notre femelle de compagnie finissent par nous lasser, voici de quoi les recouvrir et donner le change : à la rencontre d’une espèce en constant renouvellement, la femme mélodique. Un peu de douceur dans ce monde de brutes !

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On the Road Again – Music for Planes, Trains and Boats. Vol. 1

7 01 2011

Eh bien nous y voilà, l’été est à notre porte. Certains ont préparé depuis des semaines, voire des mois, des voyages au bout du monde, des dizaines d’heures de pérégrinations entre deux tarmacs. D’autres ne savent pas encore ce qui les guette et partiront leur balluchon en travers des épaules, sur un coup de tête, parfois à pieds, souvent à côté, et si le grain de folie y est, vraiment très loin. Quoi qu’il en soit au moment de fourrer les dernières affaires dans le sac de la liberté que nous donnent ces quelques jours ou ces quelques semaines, que l’on y mette un maillot de bain ou une doudoune en duvet, on n’oubliera pas de glisser la petite machine miracle qui nous fait suivre où que l’on aille d’un petit bout de notre univers. Que vous soyez partisans de la Pomme, amoureux de Creative ou amateurs de clé usb musicale, voilà une petite sélection de disques qui vous accompagneront pendant que, la tête posée sur une vitre, vous regarderez défiler les arbes, les nuages ou les vagues. Aujourd’hui le premier volet : Smile along the way ! C’est parti !





Hurler avec les loups

7 01 2011

Il est immense, quelque chose de grand et d’étiré aux bras minces. Il a les cheveux pâles comme un ange et le visage barbouillé comme un démon – un ange déchu donc, ce sera sa première définition. La silhouette ressemble de loin à un David Bowie moins émacié, moins tragique mais plus gracile. Son nom de naissance est Patrick David Apps, à cette grande liane asexuée qui se dresse sur scène dans des vêtements improbables, entourée d’instruments aussi divers qu’une batterie, un violon, une contrebasse, des synthés, une guitare, un ukulélé… Métal symphonique ? Musique du monde ? Electropop ? La musique de Patrick Wolf est à la fois moins et bien plus que tout cela.
A l’occasion de sa grande tournée européenne et de la sortie de l’album The Bachelor, un retour sur le parcours musical d’un chanteur aussi génial que difficile à apprivoiser.
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